La familia organica

 

La famille : Alejandra et Pupin, leur fille Immi, leur fils Guido et leur nouveau « cacho » (chien pour les non adeptes du portugues) Gridgio.

Le lieu: Piracaia, une petite bourgade à 2h de Sao Paulo, où il fait bon vivre l’agriculture organique.

Ce qui nous a marqué : ils vivent simplement en profitant au jour le jour de tout ce que la nature peut leur offrir.

Le petit plus : En une semaine, nous n’avons pas entendu Alejandra et Pupin s’appeler par un autre mot que « mi amor ».

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Elle, l’argentine née à Corrientes et consultante RH. Lui, le brésilien pure souche, même s’il n’aime pas le foot (eh oui, ça existe !), venant d’un village près de Campinas et surdiplômé en histoire philosophique, communication, marketing et pédagogie.

Nos deux amoureux se rencontrent alors qu’ils sont étudiants à Santiago, au Chili pendant un échange académique de 6 mois à l’université Pontifica Catolica. Et c’est reparti, Romano qui radote sur ses 6 mois passés à Santiago, on en a pour une heure !

Ils décident avec le temps et la naissance de leurs deux enfants de changer de vie. Ils achètent un terrain à la campagne et s’y installent pour y créer une « fazenda organica », a.k.a. une ferme organique. Ainsi est née la « Familia Organica ».

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Ils vivent en partie grâce à ce que la terre leur apporte : de l’eau venant d’une source naturelle, des fruits (goyave, banane, mangue, fruit de la passion – le petit péché mignon de Sacho), des racines, des légumes, de la salade… Leur rêve est de pouvoir créer de leur petit coin de paradis un havre d’agriculture organique où la nature leur offrira à eux et leurs enfants tout ce dont ils ont besoin. En attendant, ils continuent de faire les courses comme le reste d’entre nous – avec toutefois un goût prononcé pour la mayonnaise que Pupin mange sur ses tartines au petit déjeuner.

Ils sont à l’origine de plusieurs initiatives pour sensibiliser leur entourage et leur village à l’agriculture organique : ils ont monté l’association Piracaia Organica qui promeut l’agriculture organique au sein de leur ville, participent à des échanges avec des agriculteurs organiques aux 4 coins du monde et s’échangent leur graines et leurs recettes de grands mères pour faire de l’agriculture biologique une norme acceptable et simple d’accès.

Ils ont découvert récemment le concept du woofing et l’ont adopté tout de suite. Le Woofing, Kézako? C’est tout simple : des jeunes, ou moins jeunes d’ailleurs, viennent travailler pendant une période donnée dans une ferme au rythme de l’agriculteur et de sa famille. En échange, ils sont logés et nourris et partagent le quotidien des personnes qui les accueillent : le travail, la nourriture, les horaires… Et Pupin ne se lève pas à 11h du matin, loin de là !

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Nous avons testé le concept de woofing pendant une semaine chez Alejandra et Pupin, et il s’avère que cela va bien plus loin qu’un simple échange « travail contre nourriture et logement ». Vivre avec cette famille pendant une semaine nous a permis de comprendre leur vie, leurs choix, leurs envies, leur culture. Ils nous ont appris des centaines de choses sur la nature et l’agriculture que nous étions à mille lieux de connaître, et notamment sur l’agriculture biodynamique : une agriculture qui prend en compte le cosmos. Enigmatique, n’est-ce pas ?

En somme, nous avons rencontré une famille formidable qu’il a été difficile de quitter. Qu’à cela ne tienne, nous reviendrons les voir lorsque Juliano et Antho seront avec nous au Brésil dans les mois qui arrivent !

Ah au fait :le second échange a été fait…Affaire à suivre…

Let’s Swap #2

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