Vivre l’Uruguay

 

La famille : Laura et Séba, deux jeunes Uruguayens insolites et intrépides.

Le lieu : Cabo Polonio (le village hippie), Montevideo (la ville) et Piriapolis (la station balnéaire).

Ce qui nous a marqué : Laura et Séba cumulent plusieurs jobs pour pouvoir profiter de la vie, voyager et faire la fête comme il se doit.

Le petit plus : Ils nous ont fait vivre leur pays comme de vrais locaux. Et comme le dit Master Card, ça n’a pas de prix !

 Capture-d’écran-2015-03-22-à-10.51.151-300x300

 

Commençons par Cabo Polonio, un village hippie sur la côte uruguayenne sans électricité, où la mer s’illumine quand on s’y baigne le soir, où les étoiles sont plus brillantes que partout ailleurs, où les lions de mer et les dauphins s’amusent à venir titiller les curieux… C’est dans ce lieu magique que nous avons rencontré Laura. Elle était là, posée autour du feu avec nous et d’autres rencontres de voyage. Sacho fait ses premiers pas en espagnol et place bien entendu quelques mots de portugais tandis que Romano est bien content de ne pas avoir à parler anglais. Elle nous raconte qu’elle est une habituée de Cabo (comme disent les locaux). Elle vient souvent dans ce petit coin de paradis pour se reposer et méditer. Le courant passe tout de suite et nous passons du temps avec elle. Cerise sur le gâteau, elle vit à Montevideo ! Ca tombe bien on compte y aller après Cabo… Affaire à suivre…

IMG_5679

Et de quelle manière ! Quelques jours plus tard, nous arrivons à Montevideo. Notre Laura nationale ne peut pas nous héberger mais qu’à cela ne tienne ! Elle nous présente à son ami Séba – le voilà – qui nous invite à venir dormir chez lui alors qu’on ne le connaît que depuis quelques heures. On débarque alors dans le fameux « quilombo »… A vos dictionnaires (ndlr : toute traduction vulgaire telle que « Maison de prostitution » est à prendre au sens figuré, à savoir : « un bordel »).

S’ensuivent alors plusieurs jours intenses avec Laura et Séba. Elle nous fait visiter la ville, le parc du Prado et nous emmène même à une manifestation pour le droit des femmes. Après 5 minutes on connaît déjà par cœur les slogans : « Señor, Señora, no sea indiferente, se matan las mujeres en la cara de la gente » (on vous laisse imaginer Sacho et Romano le reprenant à tue-tête). Elle nous montre ses endroits préférés à Montevideo la journée et nous guide dans ses rues, plages, bus et autres lieux de cette fantastique ville. Désireux de nous faire découvrir la nightlife Montevidéenne, Séba, lui, nous trimbale à bord de sa superbe Fetito – une vieille Fiat des années 70 – dans des soirées de rues où les « tambores » rythment le pas et résonnent toute la nuit durant.

 

Arrive le week-end… Séba part à Piriapolis où il tient un bar-cafétéria dans un hôtel. Il nous propose de venir, qui plus est en faisant le voyage en Fetito avec du Maté… Vous nous connaissez, ni une ni deux, Vamos ! Il nous laisse conduire son bijou : on ne vous révèlera pas que Sacho cale à plusieurs reprises, ça serait indécent et déplacé. Petit à petit, nous adoptons la vie de Séba : avec Laura ils nous apprennent l’hymne uruguayen à l’occasion d’un match de foot, nous buvons du maté comme nos amis british siroteraient leur Earl Grey. Et surtout, on tient le bar ! Hamburgers, chips et cocktails, tout y passe !

Après une semaine passée avec eux, une fois n’est pas coutume, nous partons le cœur lourd et la tête remplie de fabuleux souvenirs. Plutôt que de l’avoir visité, nous avons vécu l’Uruguay. Nous avons été très agréablement surpris par ce pays auquel on ne pense pas tout de suite lorsque l’on parle de l’Amérique du Sud. Promis, ça vaut vraiment le coup d’y passer et surtout d’y rester un bon moment. Notre expérience a été unique grâce à nos amis de Montevideo.

Capture d’écran 2015-03-25 à 16.41.49

Laura et Séba nous promettent de venir voyager en Europe, à notre tour de leur faire découvrir notre culture. Ils nous ont particulièrement marqué, l’un comme l’autre, par leur gentillesse, leur accueil, leur goût de la vie. Des gens simples et bons, comme on aimerait en rencontrer tous les jours.

Let’s Swap #5